Partenaires





Accueil du site > Recherches > Projets intégrés > TERRIL

TERRIL

Étude environnementale, paysagère et urbanistique des terrils du bassin minier de Provence

Financement principal : CNRS, bourse doctorale INEE
Financement secondaire : OHM
Durée : 3 ans (2010-2012)

Terril Saint-Pierre, Gardanne (mars 2009) Terril des Molx, Gardanne et Simiane-Collongue (mars 2009)

Synopsis

L’insertion des terrils dans l’environnement et les diverses options d’aménagement qui peuvent les concerner constituent deux préoccupations récurrentes dans les régions qui ont connu une activité minière. En Provence, l’exploitation du lignite, qui a cessé en 2003, a produit des quantités considérables de stériles qui ont été stockés en surface : des terrils coniques et tabulaires ont été édifiés et des vallons initialement éloignés des foyers de peuplement ont été comblés. Pour l’essentiel, ces dépôts sont constitués de schistes et de fines de charbon (résidus de l’extraction minière et du traitement du minerai) et de cendres (produites par la centrale électrique thermique). Les surfaces couvertes peuvent atteindre plusieurs dizaines d’hectares et les volumes plusieurs centaines de milliers de mètres cube.

Dans le contexte de l’après-mine du bassin charbonnier de Provence, ces terrils posent un certain nombre de questions du fait de l’originalité même de ce bassin au sein de l’espace français (nature du minerai, situation en milieu méditerranéen, localisation en zone métropolitaine dynamique, etc.). Que deviennent ces dépôts après la fin des apports ? Comment s’insèrent-ils dans l’environnement et le paysage ? Comment sont-ils intégrés dans le territoire ?

Cette étude poursuit trois objectifs :

  • Inventaire cartographique et historique
    Les terrils provençaux sont décrits dans les dossiers d’arrêt de travaux constitués par Charbonnages de France avant la fin de l’exploitation. Ces archives techniques sont conservées par le Département Prévention et Sécurité Minière du BRGM, opérateur unique désigné par l’Etat pour gérer les « travaux » laissés par l’exploitant à la fin de son activité. Ce volet du projet consiste à exploiter ces données pour constituer un inventaire spatialisé des ouvrages et à l’intégrer dans un système d’information géographique comprenant d’autres sources de données. La base ainsi constituée servira de support aux deux volets suivants.
  • Caractérisation des processus environnementaux
    Si certains terrils sont bien visibles, d’autres semblent s’être fondus dans le paysage. Ils n’en sont pas moins des terrains d’origine artificielle dont il faut établir la dynamique de fonctionnement et d’insertion dans le milieu. Les ouvrages peuvent présenter des problèmes de stabilité (affaissement, érosion, ...), des risques d’échauffement, etc. Des successions végétales naturelles sont capables de s’y installer et des sols s’y développent. La recherche envisagée dans ce volet consistera donc à acquérir des connaissances fondamentales sur les processus physiques, chimiques et biologiques à l’œuvre sur et dans différents types de terrils. On cherchera tout particulièrement à identifier les zones de drainage et d’instabilité potentielle, et à caractériser les processus de colonisation végétale et de pédogénèse, ainsi que la qualité biologique et physicochimique des sols.
  • Analyse paysagère et urbanistique
    Répartis sur douze communes, les terrils occupent des localisations variées, s’inscrivent diversement dans le paysage et sont parfois aménagés. En pleine forêt ou à proximité immédiate des habitations, ce sont des espaces qui soulèvent plusieurs questions. On s’interroge sur la place qui leur est réservée dans les documents d’urbanisme, sur leur perception par la population, sur les pratiques sociales qui s’y développent (promenade, jeux d’enfants, cueillette de plantes, course à pied, vélo tout terrain, … ?), tout ceci en rapport avec les caractéristiques environnementales de ces terrains. La question se pose également du mode d’urbanisation (habitat et équipement, à proximité ou à distance ?) à leurs abords et sur leur impact potentiel sur la formation des prix du foncier et de l’immobilier. Ce troisième volet s’intéressera donc à l’analyse paysagère et urbanistique des terrils sur le territoire du bassin minier, mettra en perspective leur place dans le système territorial et développera une analyse prospective en termes d’aménagement du territoire.

Équipes participantes

CEREGE : Centre Européen de Recherche et d’ Enseignement des Géosciences de l’ Environnement, UMR 6635, CNRS, Aix-Marseille Université, IRD, Collège de France - Aix en Provence

IMEP : Institut Méditerranéen d’Ecologie et de Paléoécologie, UMR 6116, CNRS, Aix-Marseille Université, Université d’Avignon, IRD - Marseille

TELEMME : Temps, Espace, Langage, Europe Méridionnale, Méditerranée, UMR 6570, CNRS, Aix-Marseille Université - Aix en Provence

ECCOREV : ECosystèmes COntinentaux et Risques EnVironnementaux, FR 3098, CNRS, Aix-Marseille Université - Aix en Provence

Coordination : Samuel ROBERT, ECCOREV


ECCOREV - OHM BMP
Observatoire Hommes-Milieux du Bassin Minier de Provence

Europôle Méditerranéen de l'Arbois
Avenue Louis PHILIBERT
Bâtiment du CEREGE
BP 80
13545 AIX-EN-PROVENCE CEDEX 4 FRANCE
Tél : +33 4 42 97 16 68
raynal@eccorev.fr